Verdict: Acquittements de Serge Muhima et Alain Mulimbi

Posted on May 21, 2008
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La cour militaire de Bukavu a rendu son verdict ce mercredi 21 mai dans le procès en appel de l’assassinat du journaliste Serge Maheshe. Alain Mulimbi et Serge Muhima, les deux amis de Serge et présumés commanditaires sont acquittés alors que 3 autres prévenus dont Freddy Bisimwa et Mastakila Rwezangabo sont condamnés à mort comme au premier degré. La cour a aussi prononcé d’autres peines à l’encontre d’autres prévenus de cette affaire.Des cris de joie ont éclaté dans la salle d’audience de la cour militaire quand la sentence est tombée pour l’acquittement de deux amis de Serge Maheshe et témoins de sa mort. Les amis et la famille ont exprimé cette satisfaction en embrassant les deux amis à l’issue du procès. Jean-Claude Mubalama, leur avocat, s’exprime sur le verdict : « La cour a bien analysé l’infraction d’association de malfaiteurs qui a été libellée contre mes clients et a démontré que cette infraction n’existe pas à ce point de vue, il n’y a aucun doute, c’est une évidence que Serge et Alain ne sont ni de près ni de loin impliqués dans ce dossier »

Du côté des condamnés à mort, la défense a exprimé son insatisfaction. Me Chubaka veut amener cette affaire en cassation au motif que toutes les pistes n’ont pas été explorées et que le doute persiste: « La cour n’a jamais prouvé en quoi elle se déclarerait vraiment suffisamment éclairée dans cette affaire. Non seulement la balistique n’a pas été faite, mais aussi, la piste militaire n’a pas été examinée. Et même dans sa motivation, elle n’a pas vraiment montré ce à quoi elle pouvait se fonder pour condamner les prévenus. C’est une décision de la cour, mais entre temps, nous allons essayer toutes les voies de recours qui nous sont ouvertes pour faire casser cet arrêt »

Du côté des observateurs de ce procès, certains ont exprimé leur satisfaction de voir enfin un verdict dans cette affaire. Mais les voix sont encore nombreuses, qui déplorent des irrégularités dans ce procès et constatent que le doute persiste au sujet des vrais mobiles de l’assassinat du journaliste. Dernier coup de théâtre de ce procès, un 3e condamné, Bisimwa Sikitu Patient, prévenu dont il n’avait jamais été question jusque-la, est condamné à mort pour association de malfaiteurs même s’il n’a jamais mis les pieds sur le lieu du crime.

Rappel des faits

Pour mémoire, le 13 juin 2007, dans la soirée, le journaliste de Radio Okapi Serge Maheshe était abattu dans l’avenue Saio, en pleine ville de Bukavu.
Le procès, commencé immédiatement connaîtra de multiples rebondissements. Le 29 juin, on arrête Freddy Bisimwa et Mastakila Ruhenzangabo en les présentant désormais comme les principaux suspects de cette affaire.
Très vite, on va impliquer Alain Mulimbi et Serge Muhima, les deux amis de Serge présents à ses cotés le soir du drame. Accusés d’être les commanditaires du meurtre, ils seront condamnés à mort fin août 2007 comme leur deux soi-disant complices à l’issue d’un procès au premier degré dont les conclusions et le déroulement ont été très commentés et critiqués par de nombreux observateurs nationaux et internationaux.

Coup de théâtre le 8 septembre 2007 : dans une lettre écrite de leur prison, Mastakila et Freddy reviennent sur leurs aveux et innocentent ceux qu’ils avaient contribué à faire condamner.
Le 20 février dernier, après plusieurs reports, le procès en appel commence avec 4 accusés principaux qui désormais plaident non coupables.
A quelques jours du premier anniversaire de la disparition de Serge Maheshe, l’appel se termine donc ce mercredi avec 2 acquittements et 3 condamnations à mort mais toujours dans une ambiance électrique.

Ce procès a, en effet, de nouveau été très suivi et critiqué par les organisations de défense des droits humains qui n’ont pas cessé d’en relever et dénoncer les irrégularités.

Source: Radio Okapi 

Diplomatie : Joseph Kabila et Yoweri Museveni décident l’ouverture des ambassades à Kampala et à Kinshasa

Posted on May 13, 2008
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Sous la médiation du Président Tanzanien et Président en exercice de l’Union Africaine, Joseph Kabila et son homologue Ougandais Yoweri Museveni ont entre autres envisagé de mettre sur pied une force mixte d’intervention pour neutraliser les forces négatives qui constituent un frein au développement de l’activité économique de 2 pays.

Et à l’issue de la réunion, un protocole d’accord dans les secteurs des mines et des hydrocarbures a été signé entre La RDC et l’Ouganda. A noter aussi q’une commission mixte, les deux pays voisins a été mise sur pied dans le cadre de l’exploitation conjointe du pétrole du Lac Albert. Les deux présidents ont aussi décidé la réouverture de leurs ambassades respectives à Kinshasa et à Kampala.

Source: Radio Okapi

Procès Serge Maheshe : le ministère public demande l’acquittement de Serge Muhima et Alain Mulimbi et la condamnation des présumé assassins

Posted on May 12, 2008
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Le procès en appel sur l’assassinat du journaliste Serge Maheshe s’est poursuivi ce lundi à la cour militaire de Bukavu. L’audience de ce jour a été consacrée principalement au réquisitoire du ministère public. L’officier du Ministère Public vient de recommander l’acquittement de deux présumés commanditaires du meurtre. A l’endroit des deux présumés assassins, il requiert la confirmation des peines prononcées au premier degré, rapporte radiookapi.net

La salle est restée muette, mais sur de nombreux visages, on pouvait lire un intense soulagement. A la pause qui a suivi ce réquisitoire de 3 heures, les familles et les proches des deux amis de Serge Maheshe ont exprimé enfin leur émotion après 10 mois de procédure.

L’officier en charge du dossier du Ministère Public a donc considéré que les deux accusés, condamnés à mort en première instance, devaient être acquittés et libérés dès l’issue de ce procès en appel. Il a argumenté son réquisitoire en relevant que l’association de malfaiteur ne pouvait être retenue puisqu’il n’a jamais pu être prouvé que Serge Muhima et Alain Mulimbi aient rencontré les présumés assassins avant le soir tragique du 13 juin 2007, soir de l’assassinat de Serge Maheshe.

Pour les deux accusés de l’assassinat, par contre, le Ministère Public demande que la peine de mort soit maintenue. Plus pour assassinat avec préméditation mais pour vol suivi de meurtre. Les audiences se poursuivront mercredi 14 mai avec les plaidoiries de la Défense.

Un autre coup de théâtre s’est produit ce matin dans la salle de la Cour militaire de Bukavu. La cour a en effet fait état d’une lettre de la veuve de Serge Maheshe qui conteste la plaidoirie de la partie civile censée la représenter. Rappelons que la partie Civile avait, mercredi dernier, demandé la confirmation des charges pour les 4 principaux accusés.

Par Radio Okapi

Cherchons Tous La Paix

Posted on May 10, 2008
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Nul n’ignore que l’Est de la RD Congo vie dans une région (Grands Lacs) caractérisée par des conflits armés de tout genre et des déchirements ethniques et tribaux qui ont occasionné de lourdes pertes en vies humaines. La tragédie Rwandaise de 1994 s’est répercutée sur la région de Grands Lacs en général suite à l’afflux massif des réfugiés accusé de massacre d’une partie de leur population. La situation politique changeante du Rwanda et du Burundi a ce vingt- et- une siècle qui  envenime la situation politique et économique de tous les pays de la région ainsi que d’autres pays  environnent  n’a pas épargné la population congolaise en général, mais ceux de l’Est en particulier qui vie dans une situation conflictuelle continue suite à la résistance de retour des combattants Hutu Rwandais dans leur pays d’origine.La question a se poser est de savoir pourquoi la résistance du Front Démocratique pour Libération du Rwanda (FDLR), possède comme rempart la RD Congo? Qui les armes et pourquoi refusent t-ils de rentrer chez eux? Quelles sont les obstacles pour leurs intégrations sociales ainsi dans la gestion de la chose publique au Rwanda? La problématique de la prolifération et du trafic illicite des armes légères et de l’armement de groupes armés est d’un intérêt évident dans la recherche de la paix durable. Par conséquent, la recherche d’une paix durable devient aujourd’hui un impératif social. Cette paix ne sera possible que par la réconciliation sous toutes ses formes et retours de tous les réfugiés et les groupes armés étrangères dans leurs pays d’origines. 

L’Est de la RD Congo a toujours été considéré comme le foyer des hostilités étant donné que les guerres qui embrasent tout le pays y sont déclenchées. Le génocide au Rwanda et l’afflux massif des réfugiés Rwandais fuyants les guerres depuis 1960 d’un pays à l’autre éveilla la conscience négative dans le cœur de peuple, jusqu’à voir naître une culture négative à la paix dans la région de grands lacs ainsi que la cohabitation pacifique de peuple. Il serait donc une surprise très agréable que des initiatives visant l’instauration de la paix en RDC proviennent de l’Est du Pays. Notre organisation à la ferme conviction que cela est possible. Il faut sortir le Pays du bourbier et le brancher au rythme de la mondialisation.

Pour éviter un cycle perpetuel de violence, il faut inscrire l’homme dans le processus d’éducation à la paix. Changer la société, suppose une transformation de l’homme par l’éducation et la formation. Il faut remplir sa tête, pétrir son cœur et entraîner sa main à transformer les idées en actes qui épanouissent et qui recherchent avant tout le bien-être du prochain. Partant, l’Etat, l’église et la société civile doivent aider tout le peuple à s’investir dans le dialogue et les autres actions qui contribuent à l’instauration de la Paix dans la RD Congo et dans la sous région de Grands Lacs.  

Voilà pourquoi nous invitons les personnes de bonne volonté à s’impliquer résolument dans la recherche du bien-être de toutes ces populations qui ont perdu le goût de vivre. La nécessité d’instaurer la paix dans l’ensemble de la sous – région des Grands lacs, le besoin de la réconciliation et la cohabitation pacifique entre les peuples, les provinces et les communautés, doit consituer le chéval de bataille pour nous tous. Il s’agira, pour nous, de contribuer tant soit peu à la pacification de la région de Grands Lacs meurtris par les conflits des différentes opinions politiques, des philosophies et des idéologies mal orientées.

George Balekembaka Buhendwa

CEPOST

 

Alan Doss et les diplomates du Conseil de sécurité chez Joseph Kabila

Posted on May 6, 2008
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Le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Onu en RDC, M. Alan Doss a conduit, le vendredi 2 mai, une délégation d’ambassadeurs membres du Conseil de sécurité en poste à Kinshasa, auprès du président Joseph Kabila. L’entretien a porté sur des sujets d’actualité, dont la situation sécuritaire à l’Est où sévissent les violences sexuelles, les cinq chantiers du chef de l’Etat et la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant.

Dans une déclaration faite à la presse au terme de l’audience qu’il a eue avec le chef de l’Etat congolais, Alan Doss a soutenu « qu’il y a beaucoup à faire en vue de stabiliser et de sécuriser l’Est de la RDC ». Avant de réaffirmer le soutien de son groupe aux autorités congolaises, pour le retour de la paix dans cette partie du pays.

La délégation de diplomates membres du Conseil de sécurité a examiné, avec le chef de l’Etat, les mesures pour consolider la paix dans toute la région de l’Est de la RDC. Certes, la Communauté internationale soutient les organes officiels de concertation dont le Programme Amani pour que les groupes armés ayant signé l’Acte d’engagement puissent respecter le cessez-le-feu.

Par ailleurs, la facilitation internationale a réaffirmé au président Kabila son soutien au gouvernement de la RDC afin de donner suite aux engagements énoncés dans le communiqué final de Nairobi. Et ce, en vue de créer les conditions propices au rapatriement des combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

SOUTIEN POUR DES SOLUTIONS

Mais sur le terrain, les accrochages entre groupes armés apparentés à des bandits ont fait place à des combats entre miliciens. Une situation qui a entraîné le déplacement de plus de 850.000 personnes uniquement à Rusthuru et à Masisi, au Nord-Kivu. En plus, les ONG humanitaires des droits de l’homme ont déploré les violences sexuelles qui nécessitent une assistance appropriée aux populations sinistrées.

A ce sujet, Alan Doss a affirmé la détermination du chef de l’Etat de lutter contre ce fléau en punissant les auteurs de violences sexuelles, généralement recrutés parmi les militaires des FARDC et des groupes armés opérant dans cette région.

S’agissant de 5 chantiers du président de la République, après un tour d’horizon de ce dossier, Joseph Kabila a exprimé sa déception en ce qui concerne les promesses non tenues des partenaires.

Enfin, le chef de l’Etat a abordé, avec ses hôtes, la question de la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant. Les diplomates ont promis d’accorder au gouvernement l’appui de leurs pays respectifs en apportant des solutions équitables à cette question, en améliorant le secteur agricole et les infrastructures routières. « Nous allons apporter notre soutien pour des solutions », a conclu le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC.

Le Potentiel

RD Congo: La CPI recherche un quatrième suspect

Posted on May 4, 2008
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Les autorités congolaises et les casques bleus de l’ONU devraient prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour exécuter le mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI) à l’encontre d’un chef rebelle congolais accusé de conscription d’enfants soldats et d’autres abus, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Le 29 avril, la CPI a levé les scellés sur le mandat d’arrêt à  l’encontre de Bosco Ntaganda, qui est accusé d’avoir enrôlé, conscrit et utilisé activement dans les combats des enfants soldats en 2002-2003 au cours du conflit dans la province de l’Ituri, à l’est du Congo. Il était à l’époque le chef des opérations militaires au sein de la milice ethnique Hema, l’Union des Patriotes Congolais (UPC). Ntaganda est aujourd’hui le chef d’état major militaire du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) dans la Province des Kivus, une fonction qu’il a endossée après avoir quitté l’UPC à la suite de conflits internes au sein du groupe en 2006.  
 
Dirigé par Laurent Nkunda, le CNDP est considéré comme responsable d’abus graves contre les populations civiles dans la province du nord Kivu à l’est du Congo. Le 23 janvier 2008, le gouvernement de la République Démocratique du Congo a signé un accord de paix à Goma, au nord Kivu, avec 22 groupes armés, parmi lesquels le CNDP. Aux termes de l’accord, les différentes parties se sont engagées à observer un cessez-le-feu immédiat et à respecter le droit international humanitaire et des droits humains.  
 
« Si Laurent Nkunda prend véritablement l’accord de Goma au sérieux, alors il doit immédiatement livrer Ntaganda à la CPI, » a souligné Anneke van Woudenberg, chercheuse principale sur la RDC à Human Rights Watch. « C’est l’opportunité parfaite pour Nkunda de mettre en pratique ses serments publics en faveur des droits humains. »  
 
Ntaganda est le quatrième chef rebelle congolais à être mis en accusation par la CPI pour crimes de guerre. Trois autres suspects – Thomas Lubanga, Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo – sont déjà en détention à la cour à La Haye.  
 
Les envoyés spéciaux de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des Etats-Unis, des Nations Unies et de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs ont joué un rôle crucial dans la négociation de l’accord de paix de Goma. La plupart de ces diplomates continuent de rencontrer régulièrement les représentants du CNDP pour discuter de la mise en œuvre de l’accord. Human Rights Watch les a appelés à user de toute leur influence pour convaincre les officiels du CNDP de remettre Ntaganda à la CPI le plus rapidement possible.  
 
La CPI a émis le mandat d’arrêt à l’encontre de Ntaganda le 22 août 2006, mais l’a seulement rendu public le 28 avril 2008. Les autorités congolaises et les responsables de la Mission de l’ONU en RDC (MONUC) ont eu connaissance de son existence et de son contenu dès qu’il a été émis, mais Ntaganda étant toujours actif au sein d’un groupe rebelle, ils n’ont pas pu trouver le moyen de l’arrêter.  
 
« Un criminel de guerre présumé, recherché par la cour la plus importante du monde, ne devrait pas pouvoir vivre librement au Congo » a déclaré Van Woudenberg. « Si Nkunda ne le remet pas à la CPI, les forces de maintien de la paix de l’ONU devront tout faire pour arrêter Ntaganda le plus vite possible. »  
 
Les crimes que Ntaganda est présumé avoir commis, ont eu lieu lorsqu’il était chef des opérations militaires de l’UPC. Il était un proche collaborateur de Thomas Lubanga Dyilo, l’ancien chef de l’UPC, que la CPI accuse de recrutement, conscription et utilisation active d’enfants pendant cette même période. Le jugement de Lubanga devrait commencer cette année à la Haye.  
 
Human Rights Watch a rassemblé des centaines de témoignages de survivants fournissant des informations sur les crimes graves qui aurait été commis par l’UPC lorsque Lubanga et Ntaganda était à la tête du groupe. Ces crimes comprennent le massacre de certains groupes ethniques, particulièrement les membres du groupe ethnique Lendu, meurtre, torture, viol. Plus récemment, Human Rights Watch a obtenu des informations sur des crimes qui auraient été commis par les forces du CNDP lorsque Ntaganda était le chef de l’état major militaire.  
 
« Ntaganda a, par la passé, infligé d’insoutenables souffrances aux populations civiles de l’est du Congo, » a affirmé Van Woudenberg. « La CPI devrait l’accuser de tous les crimes dont il est coupable, afin de permettre aux victimes d’obtenir la justice qu’elles poursuivent désespérément. »  
 
Les recherches de Human Rights Watch indiquent également que de hauts responsables politiques et militaires de Kinshasa, mais aussi d’Ouganda et du Rwanda, ont apporté leur soutien à l’UPC et à d’autres milices opérant en Ituri. Human Rights Watch a constamment poussé le procureur à enquêter sur ces hauts responsables pour leurs rôles dans les crimes commis en Ituri.  
 
« Mettre fin à la culture de l’impunité exige que le procureur de la CPI enquête sur ces hauts responsables à Kinshasa, Kigali et Kampala qui ont armés et soutenus les groupes armés en Ituri, » a déclaré Van Woudenberg. « C’est seulement à ce moment là que justice sera faite. »  
 
Contexte  
 
Bosco Ntaganda, Tutsi d’origine congolaise, s’est battu au sein de l’Armée patriotique rwandaise au début des années 1990s et a participé au coup d’Etat du gouvernement rwandais au moment du génocide en 1994.  
 
Ntaganda est finalement devenu le chef des opérations militaires des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche militaire de l’UPC en Ituri. À ce titre, il a participé à de nombreux massacres et autres violations graves des droits humains. En août 2002, des combattants de l’UPC dirigés par Ntaganda ont encerclé le village de Songolo et ont procédé à un massacre systématique des civils Lendu et Ngiti à arme à feu, machettes, et lance. De la période d’août 2002 à mars 2003, Ntaganda a participé à la traque, à l’arrestation, et à la torture d’au moins 100 personnes appartenant au group ethnique lendu et d’autres opposants à Bunia, ce que nombreuses personnes qualifient d’une brutale « chasse à l’homme ».  
 
En novembre 2002, des troupes de l’UPC menées par Ntaganda ont attaqué le village de Mongbwalu, un village qui vit de l’extraction d’or. Lors de ces attaques, au moins 800 civils ont été tués pour la seule raison de leur appartenance ethnique. Un témoin qui a fui le village a raconté à Human Rights Watch : « Si tu étais lendu, tu serais exterminé. » Selon les forces de maintien de la paix de l’ONU, l’UPC sous les ordres de Bosco était responsable du meurtre en janvier 2004 d’un casque bleu kenyan and du rapt d’un casque bleu marocain un an plus tard.  
 
En octobre 2003, le président de l’UPC, Lubanga, s’est rendu à Kinshasa où les autorités congolaises l’ont assigné à résidence ; Ntaganda a repris provisoirement la place de chef de l’UPC à Bunia et était en contact téléphonique de manière régulière avec Lubanga. En janvier 2005, lors d’une tentative avortée pour mettre fin au conflit en Ituri, les autorités congolaises ont nommé Ntaganda au rang du général dans la nouvelle armée congolaise, poste qu’il a refusé. Son nom a été rajouté à la liste des personnes et entités visées par les sanctions de l’ONU pour avoir violé l’embargo sur les armes en novembre 2005. En mars 2006, Lubanga a été remis aux autorités de la Cour pénale internationale et transféré à La Haye où il est en attente de jugement.  
 
Au cours de l’année 2006, suite à des différends présumés au sein de l’UPC, Ntaganda a quitté l’Ituri pour regagner le Nord Kivu, sa région natale. Il a rejoint le groupe rebelle de Laurent Nkunda, le CNDP, qui aurait commis de nombreuses violations des droits humains, dont le recrutement des enfants soldats, le meurtre des civiles, et la violence sexuelle. Aujourd’hui, il en est le chef d’Etat major militaire.

Par Human Rights Watch 
 

Stephen Carter : « le procès Serge Maheshe est un symbole important dans les relations entre la RDC et la Grande-Bretagne »

Posted on May 3, 2008
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A l’occasion de la journée internationale de la presse, le groupe parlementaire du Royaume Uni sur la région des Grands Lacs s’indigne du climat qui règne à Bukavu autour du procès sur l’assassinat du journaliste de radio okapi. Pour le coordonnateur de ce groupe, Stephen Carpenter, la crédibilité de ce procès est significative en ce qui concerne les relations entre la RDC et la Grande Bretagne.

Ce groupe représente plus de 200 parlementaires britanniques. Dans son communiqué rendu public vendredi, il appelle le gouvernement congolais à garantir un procès équitable dans cette affaire et à garantir la sécurité des observateurs indépendants, tant nationaux qu’internationaux. Stephen Carpenter, coordonnateur du groupe parlementaire britannique : « Les menaces, on ne sait pas d’où elles vient, mais je pense qu’il faut les prendre au sérieux dans ce genre de cas. Nous avons aussi été très inquiétés par les problèmes ou soucis qui ont été soulevées par les observateurs nationaux et internationaux par rapport au procès. Ces soucis, encore une fois, ont beaucoup attirés l’attention du Parlement britannique. Nous avons suivi de très prêt ce procès parce que c’est parmi les questions qui sont les plus importants pour notre groupe. La crédibilité de ce procès est très importante. Ça doit avoir une très grande signifiance pour les relations entre la RDC et la Grande Bretagne. »

Par Radiookapi.net

Pacte de stabilité dans les Grands Lacs : la voix des parlementaires

Posted on May 1, 2008
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Le Cercle Elaeïs, dans la commune de la Gombe, abrite depuis mardi les travaux du séminaire sur le « Rôle des parlementaires dans la mise en œuvre du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands lacs ». Pendant deux jours, les députés et sénateurs de la République démocratique du Congo réfléchissent sur les moyens dont les élus disposent pour faire appliquer cet accord de paix, gage de la stabilité et aussi du développement dans cette partie du continent noir.

Après l’ouverture officielle des travaux par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Lutundula, les participants ont suivi le rapport de mission de la délégation du parlement congolais à la 2ème Conférence de Bujumbura ainsi que la lecture de la déclaration finale ayant sanctionné ces assises, lu par Egide-Michel Ngokoso, rapport adjoint de la chambre basse.
Réaffirmant le rôle décisif des parlements, en particulier celui du Forum régional des membres du parlement des pays membres de la Région des Grands lacs dans le suivi de la mise en œuvre du Pacte et du rôle législatif dans la supervision de l’action gouvernementale, les participants avaient arrêté un certain nombre de résolutions. Notamment, la mise sur pied d’un comité de suivi en vue de la mise en place du Forum régional des parlements de la Région des Grands lacs en tenant compte des principes généraux convenus lors de la réunion. Ce comité de suivi sera composé de 11 membres ressortissants de chacun des 11 pays membres. La deuxième résolution vise à utiliser la fonction de supervision dans la prévention des conflits et s’assurer que les accords et autres instruments signés par l’exécutif relatifs à la paix et la sécurité sont respectés. Ensuite, s’assurer de l’incorporation du Pacte et des protocoles dans les législations et politiques des gouvernements respectifs. Encourager les pays membres de la CIRGL, conformément à la Déclaration de Dar es-Salaam, à adhérer au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) en tant que mécanisme de suivi et d’évaluation pour la prévention et la résolution des conflits.
Il s’agisait aussi d’encourager les gouvernements des pays respectifs à désigner une éminente personnalité de la CIRGL pour prendre part au panel d’experts du MAEP. Les 11 pays membres sont les suivants : Angola, Burundi, la République Centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. On indique que la prochaine conférence aura lieu à Kigali, au Rwanda.
En ce qui concerne la structure de la Conférence Interparlementaire régionale sur la Régionale des Grands lacs (CIRGL), Egide-Michel Ngokoso a déclaré qu’elle est composée d’un président (issu du pays qui abrite les assises), d’un vice-président (du pays qui accueillera le prochain sommet) ainsi que d’un rapporteur à désigner par les membres.

L’après-midi a été consacré aux exposés. Ceux-ci portent respectivement sur « le pacte sur la stabilité, la sécurité et le développement dans la région des Grands lacs » par M. Baudouin Hamuli Kabarhuza, « rôle des parlementaires dans la mise en œuvre du pacte : établissement du centre national sur la démocratie, la bonne gouvernance, les droits de l’homme et l’éducation » par Jean Charles Okoto Lolakombe, « modalités d’établissement du forum régional des parlementaires et de domestication du pacte et des protocoles par les Etats membres » par Kabeya. Quatre autres sont prévus ce mercredi matin. Il s’agit entre de « progrès réalisé dans la ratification, la domestication et l’approbation du pacte par les Etats membres » par Mata Ebeka, « la situation sécuritaire actuelle dans la région des Grands lacs » par Marie Claire Kikontwe, « rôle des parlementaires dans le mécanisme africain d’évaluation par les pairs » par Annie Dianzenza Mayasilua et « état d’avancement de la proposition de loi sur la non circulation des armes légères à petits calibres » par Fabien Emery Zulu. La séance de clôture interviendra à 16 hoo et sera présidée par le 1er vice-président du Sénat, Edouard Mokolo wa Pombo.

Par Dominique Mukenza

Le Phare