Posted on February 5, 2009
Filed Under news | Leave a Comment
CONDENSE DE L’ATELIER DE FORMATION ORGANISE EN FAVEUR DES AUTORITES PROVINCIALES DU SUD-KIVU SUR
- Coup de rétroprojecteur sur la gouvernance au Sud-Kivu,
- Suggestions et voies de sortie
- Présentation d’une analyse documentaire des lettres adressées aux autorités politiques de la province du Sud-Kivu.
Abordant ces différents points, l’orateur a insisté sur le rôle de la société civile. Pour lui,
Après avoir rappelé les différents thèmes de l’atelier de formation, Son Excellence Monsieur le Gouverneur du Sud-Kivu, Louis Léonce MUDERHWA CIRIMWAMI, a remercié le CEPOST et
Posted on January 26, 2009
Filed Under news | Leave a Comment
Guerre contre FDLR et LRA : et après…
Par Le Potentiel
21 et 15 jours pour en finir avec les rébellions ougandaise et rwandaise incarnées respectivement par l’armée du seigneur, LRA, et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, FDLR. Mais autour de ces offensives militaires se livre la « vraie guerre économique pour le contrôle des minerais ». La paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs est à ce prix. Les coalitions militaires RDC-Ouganda et RDC-Rwanda visent à faire sauter les deniers verrous que sont la LRA et les FDLR. L’on est arrivé au point de non retour.
La paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs est arrivée à un moment déterminant. La situation est caractérisée ces jours par des actions militaires de grande envergure contre la LRA, mouvement rebelle ougandais, et le Front démocratique pour la libération du Rwanda, FDLR. Mais au-delà des considérations politiques, il se livre autour de ces offensives militaires la « vraie guerre économique pour le contrôle des minerais ». Car il s’agit d’une sale « guerre économique » et le vainqueur n’est autre que celui qui aura le « contrôle » des mines.
Evidemment, dans ses précédentes analyses, Le Potentiel avait eu cette présence d’esprit de souligner cet aspect important du problème. Toutes les économies de guerre qui ont soutenu les conflits armés puisaient leurs ressources financières dans l’exploitation des minerais. Et pour gagner cette guerre, ramener la paix, seule la partie qui aura le contrôle de « toutes les mines » en sortirait vainqueur.
Aujourd’hui, l’on tend lentement mais sûrement vers cette évidence. La coalition militaire entre la RDC et l’Ouganda aura pour conséquence la fin de l’exploitation illicite de l’or et du diamant, sans oublier le bois dans cette partie de l’Ituri frontalière avec l’Ouganda. Mais également débuter l’exploitation commune du « pétrole » du Lac Albert.
Si l’aventure militaire entre le Congo et le Rwanda ne se transforme pas en mascarade et qu’elle aboutissait, le pouvoir de Kinshasa reprendra le contrôle dans la riche zone minière de Masisi et de Rutshuru avec l’exploitation du nobium et du coltan. Par conséquent, il faut commencer par faire sauter les derniers verrous que sont la LRA et les FDLR. Kinshasa, Kampala et Kigali se sont donné 21 et 15 jours pour atteindre cet objectif. Et par voie de conséquence, affaiblir totalement d’autres groupes armés que sont le CNDP, les Maï-Maï et les diverses milices de l’Ituri. Dans ce dernier cas, il s’agit de mettre aussi un terme à l’instrumentalisation des groupes armés pour continuer à exploiter illégalement les richesses congolaises.
Choc boursier et Obama
Comment en est-on arrivé à mettre sur pied sur ces deux coalitions militaires qui continuent à susciter des inquiétudes et du scepticisme ? Dans sa livraison du 19 janvier 2009, édition 4525, Le Potentiel avait déjà répondu en partie à cette pertinente interrogation, dans son article intitulé « 4 points susceptibles de rapprocher le Rwanda et la République démocratique du Congo ».
En effet, le premier point portait sur les conséquences du rapport des experts de l’Onu sur le Rwanda accusé de financer et de soutenir militairement le CNDP. La Norvège, la Suède, la Hollande ont immédiatement suspendu leur aide au Rwanda. La Grande-Bretagne, l’allié du Rwanda, a sérieusement menacé Kigali d’en faire autant, au risque d’entraîner les Etats-Unis dans la même voie. Or, le budget rwandais est financé à 60% par l’aide au développement. Ensuite, il y a eu effondrement des cours des matières premières, obligeant les « multinationales » pourvoyeuses des conflits armés en RDC, de prendre du recul, affectant ainsi les économies de guerre. Enfin, il y a cette crise financière internationale. Le Rwanda n’avait plus d’intérêt à soutenir le CNDP.
Mais il y a eu également l’avènement de Barack Obama à la présidence américaine qui a annoncé ses couleurs. Notamment le refus de « soutenir ceux qui financent les guerres, et que celles-ci étant l’œuvre des personnes, celles-ci doivent œuvrer pour la paix ». Sévère avertissement à l’endroit des va-t-en guerre.
Quant à l’Ouganda, Museveni prépare « sa retraite politique » et tient à marquer l’imagination de sa population. Un vaste programme social a été adopté et le pétrole du Lac Albert est considéré comme une manne tombée du ciel pour Museveni. Aussi, a-t-il jugé utile de normaliser ses rapports avec la RDC en l’aidant à se débarrasser de la LRA. Kagame et Museveni jouent donc aux pacificateurs
Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la victoire militaire ne résoudra pas totalement le problème. Elle doit être suivie d’actions d’assainissement politique. C’est ainsi que l’Ouganda continue à exercer une pression militaire sur la LRA pour l’obliger à signer l’accord de paix en position de faiblesse. Même tactique pour le Rwanda qui vise à affaiblir les FDLR pour qu’elles fassent allégeance au pouvoir de Kigali sans condition.
En République démocratique du Congo, il faut rapidement prendre en compte les frustrations des populations du Kivu. Que soit appliqué l’Acte d’engagement de Goma et accélérer le processus de restructuration de l’armée sous un autre regard.
Les « Plans » Cohen et Sarkozy se recoupent
Ce réalisme politique relancera incontestablement la question « de l’intégration économique » régionale pour ramener une paix durable dans la région. Dans la partie orientale, l’exploitation commune du pétrole du Lac Albert par la RDC et l’Ouganda est déjà à l’ordre du jour. Les choses pourraient s’accélérer dans les prochains jours.
Reste le cas du Kivu dans la mesure où il faudra gérer l’après-victoire militaire, si victoire il y aura, contre les FDLR. Comment les choses se passeraient-elles en ce qui concerne cette riche province du Kivu qui suscite tant de convoitises ? Quels sont les non-dits de l’« Accord du 5 décembre 2008 » qui a mis fin à la guerre avec comme victime principale Laurent Nkunda et le retour des militaires rwandais en RDC pour neutraliser les FDLR ? Car, trêve de naïveté, dans ce genre d’aventure politique, il y a toujours un prix à payer. Lequel ?
Les observateurs avertis sont convaincus que c’est ici que les « Plans » Cohen et Sarkozy se recoupent. L’un prévoit la mise en place d’un marché commun qui comprendra la RDC, le Rwanda, l’Ouganda, le Kenya, le Burundi et la Tanzanie. Ce plan vise à faire tourner l’économie congolaise vers l’Est au détriment de l’Ouest, renforçant ainsi les économies des pays anglophones. Ce plan met une croix à l’existence de la CEPGL et de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs).
Le second suggère la revisitation des frontières héritées de la colonisation et l’exploitation commune des richesses naturelles de la RDC avec le Rwanda. Ce plan ignore la CEPGL et la CIRGL. Deux « plans » rejetés d’avance par les Congolais.
Puisque le souhait ardent est de voir la RDC reprendre le contrôle total des mines, il lui revient de faire preuve de dynamisme et de pragmatisme politique. La Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, CEEAC ; la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL ; la Communauté économique des pays de Grands Lacs, CEPGL, offrent à la République démocratique du Congo autant d’opportunités tant juridiques qu’économiques pour rebondir. De viser le leadership de la région pour la stabilité, la sécurité et le développement de l’Afrique centrale et des Grands Lacs.
Une fois de plus, le moment est venu de s’appuyer sur les « vrais stratèges politiques » pour accomplir cette mission et faire que la RDC soit au rendez-vous de l’Histoire. Le piège est toujours là pour la balkanisation de la RDC.
Posted on October 13, 2008
Filed Under news | Leave a Comment
« Un véritable drame humanitaire se déroule sous nos yeux et ne peut laisser personne dans l’indifférence », s’indigne la Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco, dans une déclaration publiée ce lundi 13 octobre sous le thème : Encore le sang des innocents en RDC. Cette déclaration des Evêques de la RDC est une réaction par rapport à la reprise des hostilités dans la partie Est de la RDC, rapporte radiookapi.net
Posted on September 22, 2008
Filed Under news | Leave a Comment
Les prochains jours seront déterminants pour la guerre au Kivu. La Monuc a appelé à un cessez-le-feu immédiat devant l’
intensification des combats qui mettent une réelle pression sur la ville de Goma. Les FARDC, par l’entremise du ministre
de la Défense, ont accepté le cessez-le feu. Restait le CNDP qui ne s’était pas encore officiellement prononcé pendant qu’
il mettait tout le poids militaire en vue de prendre le contrôle de Sake.
Il doit se tenir une importante réunion ce lundi à Goma, avec la participation de toutes les parties impliquées dans le
Programme Amani. L’objectif est d’accélérer la mise en oeuvre du dernier Plan de désengagement des troupes.
Mais au moment où se préparait cette rencontre, les combats avaient doublé d’intensité avec la détérioration de la
situation sur le terrain. Sake, localité située à 20 kilomètres de Goma, était déjà à la portée des éléments de Nkunda.
Face à cette situation, la Monuc a appelé toutes les parties, principalement les FARDC et le CNDP-Nkunda, à un cessez-
le feu immédiat.
La réponse des FARDC, par l’entremise du ministre de la Défense, Chikez Diem, est connue. Il appelle à un cessez-le-feu
pour permettre la mise en application de ce plan de désengagement. Mais le CNDP n’avait pas encore répondu, relevant
qu’il ne peut y avoir de « désengagement sans cessez-le-feu ». Une façon de jeter la pierre aux FARDC qui n’auraient pas
respecté le cessez-le-feu. En plus, fort de son avantage militaire sur le terrain, le CNDP continue à exiger des
négociations directes avec le gouvernement, dans un pays neutre, et sous les auspices de l’Union africaine. D’où le choix
d’Addis Abeba pour abriter cette rencontre.
NEGOCIATIONS SUR PLUSIEURS FRONTS
S’il faut se permettre d’interpréter les propos du président de la République que « tous les moyens seront mis en œuvre
pour ramener la paix au Kivu », on peut être tenté d’affirmer que le dialogue n’est pas exclu. La première possibilité est
donc le Programme Amani qui bénéficie du soutien de tous les groupes armés qui ont signé l’Acte d’engagement de
Goma. Ce cadre est une belle opportunité pour soutenir ce dialogue et aborder toutes les questions, même celles qui
fâchent. Aussi, la facilitation internationale qui a été responsabilisée à ce sujet, devra mettre les bouchées doubles dans
le but de ramener toutes les parties à cette table de concertations afin de parler à coeur ouvert de manière à combler les
insuffisances constatées en vue d’alléger les souffrances des populations de cette province.
Mais il faudra exploiter d’autres fronts diplomatiques pour converger vers le même résultat. C’est-à-dire, une paix durable.
Aussi, dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, la convocation d’une réunion d’
urgence de cette organisation dans le cade du Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région de grands
Lacs s’impose. Elle permettra de nouer et de consolider ce dialogue entre les pays membres de manière à gérer ce
conflit. Cadre qui réunit, outre la République démocratique du Congo, le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, le Kenya, l’
Angola, la Zambie, la Tanzanie, la République du Congo, la République centrafricaine et le Soudan.
Cependant, des négociations directes entre le Rwanda et la République démocratique du Congo offriraient de réelles
opportunités de paix de manière à éviter de faux-fuyants. Il est vrai que la dernière interview du président rwandais, Paul
Kagame, a mis le feu aux poudres. Mais la grandeur politique de la RDC dans sa volonté inébranlable de ramener la paix
dans cette région sera appréciée à travers sa capacité d’aborder les problèmes en face. Sans détours. Dans cet élan de
la recherche d’une solution durable.
Par ailleurs, cette guerre étant une « guerre économique », surtout avec l’entrée en « force de la Chine » dans des plates
bandes des pays occidentaux, il revient aux dirigeants de la RDC de mieux évaluer cette situation dans toutes ses
dimensions. A ce niveau, il importe de s’appuyer sur ce réflexe et cette finesse diplomatiques de dialoguer, disons en
aparté. Mieux, de tirer les bénéfices d’une diplomatie discrète.
UN MOMENT DETERMINANT
Quoique l’on dise, la guerre au Kivu est entrée dans un tournant déterminant. L’on s’attend à ce que toutes les parties
jouent désormais franc jeu dans le but bien précis de ramener une fois pour toutes la paix en Rdc. C’est maintenant ou
jamais de savoir si le Programme Amani vaut toujours la peine. Pour autant que la Communauté internationale y croit
encore, autant alors qu’elle s’investisse totalement dans le Plan de désengagement afin qu’il connaisse un succès.
L’on attend également la même attitude du côté du gouvernement avec cette conviction de mieux assumer ses hautes
responsabilités politiques afin de ne pas rater le rendez-vous de l’histoire. Et dans le cas d’espèce, donner un sens au
processus politique en cours, déjà émaillé par l’organisation des élections en vue d’asseoir l’autorité de l’Etat, de
préserver l’intégrité territoriale, de renforcer la cohésion nationale de manière à protéger toutes les populations
congolaises.
Bien sûr que le CNDP est tenu à s’inscrire dans la même logique de paix pour éviter d’être taxé de « pion » manipulé pour
des intérêts étrangers. Il aura ainsi marqué son appartenance à cette grande famille congolaise en se dépouillant du
kalachnikov pour ne pas être des éternels va-t-en guerre. Les négociations, même directes, n’auront de signification
profonde que si les volontés de tous les Congolais, et non sélectives, sont respectées. C’est-à-dire, vivre et appartenir à
un Etat souverain, un et indivisible. Le moment est venu pour que toutes les institutions nationales s’impliquent dans la
résolution de cette crise. Allusion faite à l’Assemblé nationale et au Sénat de passer en premières lignes.
Les semaines prochaines s’annoncent décisives.
Par Le Potentiel
Posted on September 5, 2008
Filed Under news | Leave a Comment
Selon le gouverneur du Nord Kivu, les troupes de CNDP ont lancé leur attaque à 4 heures du matin sur les positions de la 7e brigade intégrée des FARDC basée à Katsiru, en secteur de Mwesso. Les combats se poursuivent encore dans la mi-journée, selon la même source.
Dans une déclaration faite sur la situation sécuritaire dans le Masisi et le Rutshuru, le gouverneur Julien Paluku déplore cette reprise des affrontements qui intervient un jour seulement après les assurances faites par le CNDP à la facilitation internationale de cesser les hostilités.
Julien Paluku appelle les populations de Mwesso et de Katsiru au calme. Il leur demande aussi de lever toutes les barricades qui entravent les mouvements des casques bleus de la Monuc.
Un autre front existe à Kirotche, au sud de Masisi, à près 45 kilomètres de Goma où l’on signale une panique générale depuis jeudi, à la suite d’un déploiement d’une unité de la 14e brigade intégrée des FARDC dans cette région sous contrôle des Maï Maï-Cobra. La population garde d’une part un mauvais souvenir de cette brigade qui avait commis des exactions à son endroit dans un passé récent et d’autre part elle ne voit pas d’un bon oeil la proximité des trois forces en présence à savoir le CNDP, les Maï Maï et les FARDC, distantes de quelques kilomètres les unes des autres.
Le délégué des Etats-Unis rencontre le CNDP
Après avoir rencontré les autorités nationales à Kinshasa, Tim Shortley, le représentant des Etats-Unis au sein de la facilitation internationale dans le processus Amani a rencontré, jeudi à Kirolirwe, à une soixantaine de Kms à l’ouest de Goma, la direction politique et le haut commandement militaire du Congrès national pour la défense du peuple, CNDP. Une démarche qui vise à réduire les tensions et les menaces de guerre, notamment dans le territoire de Rutshuru où les FARDC et le CNDP se sont violemment affrontés le 28 août dernier causant la mort d’au moins une personne. A cause de ces affrontements, le CNDP avait suspendu sa participation au processus Amani, qui en est actuellement à l’examen des modalités en vue du désengagement des troupes sur le terrain.
Pour le diplomate américain, après ces contacts, toutes les parties ont réaffirmé leur volonté de rester engagées dans le processus : « Le gouvernement et les autres groupes armés, tous ont exprimé leur soutien au processus de paix et donc, c’est ce qui convient de souligner au début, ils sont tous engagés. Les affrontements qui ont eu récemment à Rutshuru et qui nous préoccupent beaucoup, découlent du fait que les FARDC et le CNDP ont avancé au-delà des positions qui étaient tenues auparavant dans différents endroits… C’est engrenage qui a été provoqué de deux côtés. Ceci nous préoccupe énormément parce que nous craignons que les affrontements ne dérapent et n’augmentent. Ainsi nous souhaitons que la stabilité soit rétablie le plus rapidement possible »
Posted on July 12, 2008
Filed Under news | 1 Comment
Préambule
1. Nous, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis du 07 au 11 juillet 2008 en Assemblée plénière, saisissons l’occasion de la célébration du 48e anniversaire de l’indépendance de notre pays, pour adresser à notre peuple et à nos dirigeants un message d’espérance et d’interpellation qui lance en même temps un vibrant appel à la vigilance si nous voulons atteindre réellement le niveau d’indépendance tant rêvé par les héros nationaux.
Notre indépendance
2. Comme nous le recommande notre hymne national, le bel idéal confié à notre peuple et à nos dirigeants lors de l’accession de notre pays à l’indépendance était celui d’appeler tous les Congolais à « se mettre debout, à s’unir dans l’effort pour l’indépendance, à redresser les fronts longtemps courbés, à prendre le plus bel élan pour bâtir dans le labeur un pays plus beau qu’avant ».
Un tel idéal ne se construit pas les bras croisés dans l’idée que d’autres viendront construire le pays à notre place. Il exige un engagement total de la population et de ses gouvernants.
Le travail des analystes et les observations des personnes avisées nous mènent à la conclusion que nous sommes encore loin de réaliser ce beau rêve de bâtir un Congo toujours plus beau qu’avant. Effectivement ce qui se laisse voir à nos yeux, c’est hélas ! le spectacle dramatique d’un Congo toujours exsangue et extraverti ; c’est le spectacle d’un Congo où la population de plus en plus meurtrie, appauvrie, plongée dans une misère sans nom, continue à broyer du noir et se demande désespérément : « jusques à quand cette souffrance » ! Ce qui se laisse voir à nos yeux, c’est le spectacle des hommes et des femmes fatigués: fatigués de la crise multiforme, crise politique, crise spirituelle, crise morale, crise des valeurs ! Que des gens fatigués de la misère et de la violence !
3. A deux ans du grand jubilé d’or (50 ans) de l’indépendance de notre pays, il est urgent de changer de mentalité et de perspectives et d’envisager des réformes profondes, notamment structurelles, bref de s’engager résolument pour affronter le défi de la misère sociale. Celle-ci a pour noms l’insécurité, la violence, la faim et la malnutrition.
L’impératif doit maintenant être clair et absolument décisif : nous mettre debout en vue de construire notre destinée. Comme Saint Paul qui exhortait les fidèles de Rome à la vigilance, nous vous interpellons : « Il est temps de nous réveiller » (Rm.13,11b), pour ne pas brader notre souveraineté nationale et trahir notre nation. Nous redisons avec force : « Le Congo n’est pas à vendre ». « L’avenir du Congo appartient aux Congolais».
Nous estimons que c’est là notre devoir de pasteurs : accomplir notre mission prophétique avec le courage de la vérité, un grand sens de responsabilité devant Dieu et devant l’histoire, l’audace des sentiers nouveaux, dans le souci d’instruire, d’accompagner le peuple et d’édifier la nation autant que le Corps du Christ. Ce faisant, l’Eglise ne cherche pas à se substituer à l’Etat ou aux gouvernants. Elle souhaite simplement mettre chacun devant ses responsabilités en replaçant l’homme au cœur des choix politiques et socio-économiques, tout en exigeant considération et justice pour tous, à commencer par les plus démunis.
Des raisons d’espérer
4. Il est vrai qu’un long chemin a été parcouru depuis une dizaine d’années pour remonter la pente dans la reconstruction du pays. Nous reconnaissons, comme nous l’avons signalé dans un précédent message, que notre pays dispose de beaucoup d’atouts qui peuvent nous permettre de reprendre très vite une place de choix dans le concert des nations tant au niveau continental que mondial. C’est le cas notamment du fonctionnement des institutions issues des élections démocratiques, de la présence des ressources humaines de grande qualité, des ressources naturelles d’une valeur insoupçonnée. Nous notons comme signe d’espoir, l’afflux des aides en faveur de notre pays. Les travaux d’intérêt public en projet sont une prise de conscience de la nécessité d’équiper le pays en infrastructures nécessaires à son développement. Il est donc hautement souhaitable que toutes les régions du pays bénéficient équitablement des bienfaits des aides destinées à la reconstruction du pays Cela ressort aussi du discours du président de la République qui affirme que son ambition est «de développer les infrastructures de base sur l’ensemble du territoire national, permettant une meilleure circulation des biens et des personnes ».
Toutefois, il y a encore beaucoup de situations préoccupantes qui risquent de mettre en danger l’avenir de notre pays si nous n’y prenons garde notamment la corruption, la misère sociale, l’insécurité, l’exploitation irrégulière et illégale des ressources minières et forestières.
SITUATIONS PREOCCUPANTES
La corruption
5. Dans notre pays, autant chez les Congolais que chez les partenaires de la communauté internationale, la corruption a atteint des proportions aussi inquiétantes qu’insupportables. Cela interpelle notre cœur de pasteurs. Aujourd’hui tous les services se monnayent et s’achètent en bonne conscience. Même ceux qui se disent chrétiens ne se gênent plus à monnayer des décisions politiques, économiques, judiciaires, voire académiques. Comme au temps de la vigne de Nabot, l’argent achète tout et le pauvre se fait déposséder de ses biens (cfr 1R. 21,1-16). La corruption est devenue le cadre général de vie et d’action socio politique en RD Congo. Il y a péril en la demeure. Pour bâtir un grand Congo ne serait-il pas urgent de décréter une année de lutte contre la corruption ?
La misère sociale
6. De partout dans le pays on fait état d’une misère noire qui frappe la population. Avec la flambée des prix de denrées alimentaires, la famine mondiale est à nos portes. Une couche de la population jeune est désabusée et se livre à la drogue ou à des abus sexuels. A travers toutes les provinces du pays, des contrées entières semblent purement et simplement abandonnées par l’Etat dans un enclavement qui hypothèque tout développement pour les populations.
Ne nous voilons pas la face, en RD Congo des personnes meurent de faim. A travers tout le pays des familles entières sont frappées par la crise alimentaire et sont laissées sans assistance conséquente de l’Etat.
Jusques à quand les habitants d’un pays qui en réalité dispose de tant de potentialités agricoles, forestières, lacustres, fluviales, doivent-ils continuer à se nourrir grâce à des programmes d’aide humanitaire? C’est scandaleux et inacceptable!
Il y a aujourd’hui un mur qui sépare toujours davantage les riches des pauvres. La tension salariale entre les hommes politiques et les agents de l’Etat appelle des réformes urgentes. Bien des salaires ne sont toujours pas payés, les enseignants et bon nombre d’agents de l’Etat sont clochardisés. Ce qui fait craindre une nouvelle vague de grèves à la prochaine rentrée scolaire si rien n’est fait pour les enseignants. Il est surprenant que même des sociétés minières n’arrivent plus à payer leurs agents. De leur côté, les militaires ont eux aussi droit à une solde digne car ils mettent en péril leur vie au service de la Nation. La misère sociale nous interpelle. Nous ne pouvons accepter une démocratie à deux vitesses, où il y a d’un côté ceux qui vivent dans l’opulence et de l’autre ceux qui doivent se contenter des miettes.
7. Des constructions de luxe et des lotissements pour les grands ne doivent pas faire oublier la nécessité des logements sociaux, des écoles, des centres de santé. Le manque d’une vraie politique d’habitat entraîne comme conséquence la dégradation de l’environnement accentuée par des constructions anarchiques et des érosions, l’occupation intensive de l’espace avec des risques de plus en plus grands d’insalubrité, de surdensité et de promiscuité qui à son tour est une porte ouverte à la relativisation des valeurs et des moeurs ainsi qu’à des violences de toutes sortes. La misère sociale devient un véritable problème de sécurité humaine. Nous tirons donc la sonnette d’alarme par rapport à la situation des démunis. On ne bâtit pas une nation sans une réelle politique de la prise en compte des besoins de la population ni de la valeur effective pour sa vie.
La Faiblesse de l’autorité de l’Etat et l’insécurité
8. Nous continuons à espérer l’émergence d’un « leadership plus visionnaire et dynamique, à tous les niveaux et dans tous les secteurs ». A l’heure actuelle la faiblesse de l’autorité de l’Etat se manifeste par une insécurité croissante et une instabilité politique persistante.
Nous saluons à ce sujet le Saint-Père, le Pape Benoît XVI qui, dans son entretien avec le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Joseph KABILA, a rappelé à juste titre cette question récurrente de l’insécurité particulièrement dans les deux provinces du Nord et du Sud Kivu.
Dans notre message de février dernier, nous avons salué en ce domaine la grande avancée obtenue à la conférence de Goma avec « l’Acte d’engagement » signé par les groupes armés et le gouvernement ainsi que la mise sur pied du programme « AMANI» pour le suivi et l’aboutissement heureux des résolutions de cette Conférence. Aujourd’hui tout en soutenant ce programme, nous attirons l’attention sur le fait que cet acte d’engagement est souvent violé. Les signataires semblent avoir oublié leur serment. Les affrontements réguliers sont signalés ici et là dans la région entre les différents groupes. Des bandes armées continuent à mener une vie autonome et nocive, et recrutent même à nouveau des enfants, en marge de l’autorité de l’Etat, de la Conférence de Goma et du programme AMANI.
Plus encore la présence des groupes armés étrangers et l’exploitation de minerais dans les carrières ont fait augmenter le taux des violences sexuelles. La plupart des victimes souffrent des traumatismes et surtout des infections sexuellement transmissibles.
Le délabrement avancé du réseau routier et l’absence des moyens de transport contribuent à la stagnation de la situation.
L’insécurité semble aujourd’hui généralisée dans le pays. Des assassinats ciblés des personnes sur les routes et dans les maisons se multiplient. Des Eleveurs Mbororo immigrés dans le Nord de la Province Orientale, sacrifient les champs de la population, tuent tout autre herbivore, en faveur de leurs vaches. Des éléments de la rébellion Ougandaise LRA pillent dans les paroisses et maisons religieuses enrôlent des jeunes dans leur rébellion, et réquisitionnent des adultes pour des travaux forcés dans leurs champs. Des FDLR et autres réfugiés rwandais contrôlent encore des portions du territoire. Des Congolais sont refoulés de l’Angola dans des conditions inadmissibles. Des frontières sont de plus en plus sans contrôle. Autant de situations qui devraient interpeller le Gouvernement.
Les ressources naturelles
9. Nous sommes convaincus de l’impérieuse urgence de prendre à bras le Corps le problème de l’exploitation irrégulière, illégale, massive et abusive, des ressources minières et forestières de notre pays. Les contrats léonins et les trafics d’influence mettent à nu la cupidité de nos congénères autant que des étrangers.
Comme nous l’avons relevé dans plusieurs de nos messages, nous continuons à croire qu’au lieu de contribuer au développement de notre pays et profiter à notre peuple, les minerais, le pétrole et la forêt sont devenus des causes de notre malheur. Nous faisons nôtre ce diagnostic lucide de l’Assemblée Episcopale Provinciale de Lubumbashi : « Il est clair que les minerais ne profitent ni à notre population ni à notre peuple. Alors que les bénéfices des investisseurs croissent sensiblement, les travailleurs, eux, s’appauvrissent davantage. Notre économie locale n’en tire apparemment pas le profit. Le peuple se demande à qui profite finalement l’exploitation minière au Katanga ».
Plusieurs études menées par des experts fiables attestent que beaucoup de contrats consacrent le pillage et l’aliénation de la plupart des droits miniers sans aucune compensation réelle, à la hauteur des actifs cédés.
Toutefois, nous reconnaissons que des efforts réels sont fournis par le gouvernement en ce domaine. Nous nous réjouissons notamment de la publication du rapport de la commission de revisitation des contrats miniers et des lettres que le Ministre des mines a adressé à 62 entreprises minières concernées par la revisitation des contrats. Cependant, la vigilance s’impose.
C’est pourquoi nous continuons à demander au Gouvernement, au panel des ministres créé en mars 2008 :
1° de rendre public les termes de référence de renégociation ;
2° de recruter des experts Congolais et internationaux ;
3° de donner des mesures et des conditions de renégociation ;
4° d’associer la société civile à la renégociation.
C’est dans ces conditions, pensons-nous, que le bien être économique et social de la population pourrait être garanti. La CENCO est prête par sa Commission ad hoc à prendre part à cette table de renégociation.
L’examen de ces situations préoccupantes nous impose à agir de manière urgente. Nous devons élaborer des propositions concrètes susceptibles de relever ces grands défis. L’heure n’est plus aux beaux discours. Il est temps de passer à l’action à travers des engagements urgents à réaliser.
ENGAGEMENTS FERMES
En matière sociale
10. A la suite du Pape Benoît XVI dans son message au sommet de la FAO à Rome, nous affirmons que « La faim et la malnutrition ne sont pas des fatalités». Ce qui manque ce sont des décisions courageuses et des reformes profondes.
Le droit à l’alimentation répond principalement à une motivation éthique. « Ce droit fondamental, rappelle le Pape, est intrinsèquement lié à la sauvegarde et à la défense de la vie humaine, roc solide et inviolable sur lequel est fondé l’édifice de droits humains ». Toute personne a droit à la vie.
Ainsi, il est légitimement attendu du Gouvernement de :
- promouvoir la mise en œuvre effective d’un tel droit. L’Etat doit aider les populations qui souffrent de manque de nourriture à devenir graduellement capables de satisfaire leurs exigences d’une alimentation suffisante et saine ;
- veiller qu’une tension salariale équitable fasse partie du mécanisme légal et des pratiques de la solidarité nationale ;
- s’engager à verser régulièrement le salaire du personnel de la Fonction publique ;
- reprendre de toute urgence un programme de production agro-pastorale de base avec relance des industries de production et de transformation. Il est urgent de remettre la population au travail agricole.
11. En matière sécuritaire Nous demandons :
- la restauration et la consolidation de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ;
- la constitution urgente d’une vraie armée républicaine. Que le gouvernement publie un chronogramme à ce sujet avec une volonté ferme de le respecter ;
- la pression de la communauté internationale sur les chefs de guerre qui maintiennent en otages leurs hommes de troupes et les populations civiles;
- l’engagement réel de tous les partenaires dans la résolution, selon le droit international, du problème des réfugiés rwandais.
12. En matière d’éducation civique
Nous recommandons :
- la reprise du programme d’éducation civique axée sur la participation des citoyens à la gouvernance locale et le lancement de toute urgence d’un programme national de lutte contre la corruption ;
- la poursuite de l’éducation aux valeurs en famille, à l’école, dans les médias et dans un environnement moralement sain. 13. En matière d’exploitation de ressources naturelles
- Nous attendons de l’Etat l’engagement ferme de poursuivre dans la transparence la renégociation des contrats miniers dans l’intérêt du peuple congolais.
- Nous avons suivi de près le dossier de la signature du protocole d’accord et celle de la convention de collaboration entre la RD Congo et le Groupement des entreprises chinoises (22 avril 2008). Vu l’importance de cet investissement, nous demandons aux autorités de notre pays, de veiller à ce que cette convention puisse améliorer effectivement les infrastructures et générer des nombreux emplois, favoriser le transfert des technologies, assurer la formation, impliquer les populations locales afin que leur bien être social et économique (article 127 du règlement minier) soit garanti.
- Nous nous engageons pour notre part à œuvrer pour la sensibilisation de la population en ce qui concerne son implication et sa responsabilité dans la gestion des ressources naturelles. De plus notre commission ad hoc travaille à la publication d’un Vade mecum du citoyen congolais pour la gestion des ressources naturelles. Ce document aura pour objectif de rappeler les comportements à observer en face des exploitants et des structures étatiques qui gèrent le dossier des exploitations et favoriser la concertation entre les populations locales, les autorités publiques et les exploitants miniers, pétroliers et forestiers. Il visera également à tracer la voie pour une prise en charge de cette problématique par l’ensemble du peuple congolais.
Conclusion : Au peuple congolais
14. Réveillons-nous! L’heure de nous mettre au travail a sonné. Il n’est plus question des ajournements. Nous avons souvent subi notre destin, il est temps de choisir de bâtir notre destinée. La tâche est certes immense, les défis à relever innombrables, les obstacles majeurs, mais ne succombons pas à la tentation du défaitisme.
Gardons l’espérance qui seule peut nous mobiliser en vue d’affronter notre pénible présent et envisager l’avenir avec optimisme et réalisme, lucidité et responsabilité. Celui qui espère affirme le Pape Benoît XVI, vit différemment ; une vie nouvelle lui a déjà été donnée.
15. C’est cette espérance qui nous convainc que « notre histoire présente ne reste pas fermée sur elle-même, mais elle est ouverte au Règne de Dieu. C’est pourquoi ni le désespoir ni le fatalisme ne peuvent être justifiés quant à l’avenir… ».
Notre préoccupation majeure est d’inviter les gouvernants et le peuple congolais dans son ensemble à réfléchir sans complaisance sur la qualité du patrimoine que nous léguerons à la postérité. La République est un patrimoine qu’on ne peut se permettre de léguer de manière quelconque à nos enfants. A l’horizon du jubilé d’or de l’indépendance, il est temps de nous réveiller pour apporter aux générations à venir non plus un Congo de pleurs et de larmes, de divisions et de guerres mais un Congo de paix et de justice, de réconciliation et de fraternité. Tout le monde doit prendre sa part de responsabilité pour bâtir ensemble ce grand et beau Congo.
Qu’en cette année dédiée au Bienheureux Isidore Bakanja, témoin courageux du Christ en tout lieu et en toute circonstance, confiants en l’amour maternel de la Vierge Marie, Reine de la Paix, Notre-Dame du Congo et Notre-Dame de l’Espérance, de nombreux fils et filles de notre peuple se mobilisent pour gagner le pari de la construction de notre pays.
Que Dieu bénisse et protège la RD Congo.
Fait à Kinshasa, le 10 juillet 2008
Posted on June 30, 2008
Filed Under news | Leave a Comment
Joseph Kabila explique son plan d’action en vue d’améliorer le quotidien du congolais, notamment des 5 chantiers de la république et de la hausse de la production intérieure.
Ce lundi 30 juin, la République démocratique du Congo célèbre le 48e anniversaire de son indépendance . Comme chaque année , le chef de l’ Etat a adressé un message aux Congolais depuis Kananga au Kasaï Occidental ou il se trouve, Joseph Kabila explique son plan d’action en vue d’améliorer le quotidien du congolais, notamment des 5 chantiers de la république et de la hausse de la production intérieure.
Le Président de la République Joseph Kabila a avant tout fait un bond dans l’histoire. Il a salué tous ceux qui ont payé de leur vie pour la liberté et l’indépendance du Congo.
Ensuite, Joseph Kabila s’est tourné vers la marche du Congo. Il a fait allusion aux institutions dont le pays s’est doté depuis 2006 et s’est engagé à les préserver : « Notre devoir est de consolider ces acquis en rendant la paix effective et irréversible sur l’ensemble du territoire national. Il est aussi de conforter l’espérance de notre peuple à un avenir meilleur en nous attaquant aux grands défis d’une croissance économique forte »
Pour réussir ce pari, M. Kabila a rappelé les 5 chantiers de la République mis en marche depuis quelques jours. A cela, il faut ajouter des équipements que le gouvernement vient d’obtenir sur fonds propres pour rendre opérationnelles 11 brigades de construction et d’entretien des routes, à raison d’une brigade par province.
Pour lutter contre la crise alimentaire, le Président Kabila compte rehausser la production intérieure en vue d’améliorer le quotidien du Congolais. Il appelle enfin les Congolais à une politique de tolérance zéro contre tous ceux qui vont à l’encontre des lois de la RDC.
Posted on June 15, 2008
Filed Under news | Leave a Comment
Un groupe des Maï- Maï résiduels jadis sous le comandement du Général Padiri Bulenda et d’autres commandés par le Général Kabambe wa Kabambe dans le Maniema, les Simba, localisés dans le Parc de Maiko, dans le nord de la même province ainsi qu’un autre groupe des Maï-Maï opérant à cheval entre le Sud-Kivu et le Maniema, vont bientòt intégrer le processus du programme Amani, selon des sources militaires. C’est le résultat de la mission d’une semaine que le général Floribert Kisembo, commandant de la 7e région militaire, a effectuée à Goma, dans le Nord-Kivu.
Ces groupes seront mis sous le commandement respectif des chefs qui sont déjà identifiés et reconnus officiellement par la Commission technique mixte paix et sécurité dans le cadre du programme Amani. Il s’agit de Georges Katsidi de Shabunda, au Sud-Kivu, pour les Maï-Maï, de Munganga Kalinda (Simba) et de Ngeya pour les autres Maï-Maï, notamment ceux du groupe de Mutomboki. Ces derniers opéraient jusque là en collaboration avec les FDLR, indiquent les mêmes sources. Selon le Général Kisembo, le regoupement de toutes ces branches armées se fera incessamment.
Posted on June 13, 2008
Filed Under news | Leave a Comment
Serge Maheshe, journaliste de radio okapi, a été assassiné il y a un an par des hommes armés. Selon le programme établi par la famille du défunt, un dépôt de gerbes de fleurs est prévu au cimetière de la Brasserie où repose le défunt, en présence de sa veuve. Il sera ensuite question d’une marche jusqu’au lieu du meurtre, sur l’avenue Saïo. La marche sera suivie d’une messe d’action de grâce. À la fin de la messe à la cathédrale catholique de Bukavu, des témoignages sur la vie du disparu seront prononcés par les personnes qui l’ont côtoyé, ainsi que les ONG des droits de l’Homme.
Source: Radio Okapi
Posted on May 21, 2008
Filed Under news | Leave a Comment
La cour militaire de Bukavu a rendu son verdict ce mercredi 21 mai dans le procès en appel de l’assassinat du journaliste Serge Maheshe. Alain Mulimbi et Serge Muhima, les deux amis de Serge et présumés commanditaires sont acquittés alors que 3 autres prévenus dont Freddy Bisimwa et Mastakila Rwezangabo sont condamnés à mort comme au premier degré. La cour a aussi prononcé d’autres peines à l’encontre d’autres prévenus de cette affaire.Des cris de joie ont éclaté dans la salle d’audience de la cour militaire quand la sentence est tombée pour l’acquittement de deux amis de Serge Maheshe et témoins de sa mort. Les amis et la famille ont exprimé cette satisfaction en embrassant les deux amis à l’issue du procès. Jean-Claude Mubalama, leur avocat, s’exprime sur le verdict : « La cour a bien analysé l’infraction d’association de malfaiteurs qui a été libellée contre mes clients et a démontré que cette infraction n’existe pas à ce point de vue, il n’y a aucun doute, c’est une évidence que Serge et Alain ne sont ni de près ni de loin impliqués dans ce dossier »
Du côté des condamnés à mort, la défense a exprimé son insatisfaction. Me Chubaka veut amener cette affaire en cassation au motif que toutes les pistes n’ont pas été explorées et que le doute persiste: « La cour n’a jamais prouvé en quoi elle se déclarerait vraiment suffisamment éclairée dans cette affaire. Non seulement la balistique n’a pas été faite, mais aussi, la piste militaire n’a pas été examinée. Et même dans sa motivation, elle n’a pas vraiment montré ce à quoi elle pouvait se fonder pour condamner les prévenus. C’est une décision de la cour, mais entre temps, nous allons essayer toutes les voies de recours qui nous sont ouvertes pour faire casser cet arrêt »
Du côté des observateurs de ce procès, certains ont exprimé leur satisfaction de voir enfin un verdict dans cette affaire. Mais les voix sont encore nombreuses, qui déplorent des irrégularités dans ce procès et constatent que le doute persiste au sujet des vrais mobiles de l’assassinat du journaliste. Dernier coup de théâtre de ce procès, un 3e condamné, Bisimwa Sikitu Patient, prévenu dont il n’avait jamais été question jusque-la, est condamné à mort pour association de malfaiteurs même s’il n’a jamais mis les pieds sur le lieu du crime.
Rappel des faits
Pour mémoire, le 13 juin 2007, dans la soirée, le journaliste de Radio Okapi Serge Maheshe était abattu dans l’avenue Saio, en pleine ville de Bukavu.
Le procès, commencé immédiatement connaîtra de multiples rebondissements. Le 29 juin, on arrête Freddy Bisimwa et Mastakila Ruhenzangabo en les présentant désormais comme les principaux suspects de cette affaire.
Très vite, on va impliquer Alain Mulimbi et Serge Muhima, les deux amis de Serge présents à ses cotés le soir du drame. Accusés d’être les commanditaires du meurtre, ils seront condamnés à mort fin août 2007 comme leur deux soi-disant complices à l’issue d’un procès au premier degré dont les conclusions et le déroulement ont été très commentés et critiqués par de nombreux observateurs nationaux et internationaux.
Coup de théâtre le 8 septembre 2007 : dans une lettre écrite de leur prison, Mastakila et Freddy reviennent sur leurs aveux et innocentent ceux qu’ils avaient contribué à faire condamner.
Le 20 février dernier, après plusieurs reports, le procès en appel commence avec 4 accusés principaux qui désormais plaident non coupables.
A quelques jours du premier anniversaire de la disparition de Serge Maheshe, l’appel se termine donc ce mercredi avec 2 acquittements et 3 condamnations à mort mais toujours dans une ambiance électrique.
Ce procès a, en effet, de nouveau été très suivi et critiqué par les organisations de défense des droits humains qui n’ont pas cessé d’en relever et dénoncer les irrégularités.
keep looking »